jeudi 19 octobre 2017

Histoire & patrimoine

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Bénesse-Maremne apparaît dans les écrits à partir de 1355, date à laquelle sont posées les limites entre Capbreton, Bénesse et Labenne.
En 1527, le village fait partie des neuf paroisses du vicomté de Maremne dont il fut l'une des Seigneuries. Bénesse-Maremne est située sur la voie royale (ancienne voie romaine) de Bordeaux à Bayonne. Cette implantation amènera l'établissement, en 1609, d'un relais de la poste aux chevaux, créé par Pierre de La Cabanne dans le quartier d'Ausse. Bénesse est alors habitée par des familles de pasteurs. La commune est entourée de grands marais, du côté d'Orx et d'Angresse. Seuls les quartiers de Laste et du Pont sont cultivés. On y fait pousser du seigle, seule céréale panifiable de l'époque.
L'église d'origine était située au milieu de l'actuel cimetière. Restaurée en 1855, elle est rasée et reconstruite à son emplacement actuel en 1873, suivant le déplacement de la population vers la route nationale 10 et la voie de chemin de fer qui s'est développée en 1857. La Mairie, alors située à l'emplacement de l'actuel salon de coiffure et le presbytère sont édifiés en même temps.
 
Le XIXème siècle voit l'essor de la commune et l'avènement du tourisme. On y compte un moment jusqu'à sept hôtels. En 1906, 1200 habitants vivent à Bénesse (400 habitants fin du 18ème siècle, 700 habitants vers 1840). L'école compte alors quatre classes et environ 160 élèves. La commune est rurale à 80% et le maïs, la culture principale. Mais on y trouve également forgeron, sabotier, épicier etc.

Depuis 1950, la commune attire de plus en plus de retraités et de jeunes couples du fait de sa proximité avec la côte et de sa position sur l'axe Bayonne-Dax.
 
Quelques figures benessoises
• Jean Darrigrand (1767-1807) : capitaine de bateaux corsaires.
• Georges Gémain-Darrigrand (1861-1936) : magistrat colonial, procureur de la République et maire de la commune. Epoux d'Amélie Bure d'Orx, petite-fille de Napoléon III. Maire de la commune de 1899 à 1910.
• François Ducourneau (mort en1924) : médecin. il s'établit à Bénesse en 1874. La commune est alors la seule de tous les villages voisins à avoir un médecin. Maire de la commune de 1910 à 1919.
• Eugène Lautier (1867-1935) : député de Guyane, rédacteur en chef de L'homme libre, journal fondé par Georges Clémenceau. Maire de la commune de 1919 à 1925. 

Napoléon III et Bénesse-Maremne

 napo3Napoléon III (1808-1873)                          

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte puis Napoléon III


L'empereur Napoléon III a laissé son empreinte génétique dans notre village.
L'histoire commence avec Louis Napoléon Bonaparte, futur premier Président de la République française (élu le 10 décembre 1848 au suffrage universel). Nous sommes en 1840, Louis Napoléon a 32 ans. Il est prisonnier au Fort de Ham où il fait la connaissance d'une jolie lingère de 20 ans, Éléonore Vergeot. De cette relation qui durera cinq ans, naissent deux garçons : Alexandre Louis Eugène, né le 25 février 1843 et Alexandre Louis Ernest, né le 18 mars 1845. En 1858, Pierre Bure (frère de lait de l'Empereur) épouse Éléonore Vergeot et reconnait les deux garçons comme siens. Le couple aura 3 autres enfants.


Le 14 juin 1870, l' Empereur fait donation du domaine d'Orx à ses deux fils, et leur confère le titre de Comte d' Orx pour l'aîné, et Comte de Labenne pour le cadet. Le Comte d'Orx s'installe au château de Castets à Saint-André-de-Seignanx. Il est élu Maire d'Orx de 1876 à 1884, puis Maire de Saint-André-de-Seignanx de 1884 à 1910. Il meurt le 14 février 1910, laissant 4 enfants, dont Jeanne Amélie qui épouse en 1899 Georges Gémain, ancien magistrat colonial en Indochine, notaire, Maire de Bénesse-Maremne et Conseiller Général des Landes. Le couple, qui aura cinq enfants s'installe au dit « Château du Pont ». Jeanne Amélie était ce qu'on appelle une femme de tête. C'est elle qui a créé le Comice Agricole de Saint-Vincent-de-Tyrosse et permis l'installation du Service Télégraphique dans le canton. À l'époque Le domaine du Pont était conséquent. Il comprenait 18 petites fermes et métairies. Durant la seconde guerre mondiale, la maison sera occupée par les Allemands.
Restaurée dans les années 2000, elle abrite désormais des chambres d'hôtes de charme (www.domainedupont.com).

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